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1917-2017 : 100 ans de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre

Connaître le passé pour inventer l’avenir

lundi 23 octobre 2017

Le mardi 7 novembre, dès 18h00

A la salle du Cercle du Mail

25 Rue du Vieux-Billard, 1205 Genève

19h00 : Discussion sur la Révolution d’Octobre et son héritage aujourd’hui, avec :

Marc Vuilleumier, historien, ancien professeur à l’Université de Genève ; Alexander Eniline, président du Parti du Travail ; Alain Campiotti, auteur de La Suisse bolchévique, récit du siècle rouge (Editions de l’Aire, 2017), dédicacera son livre

Buffet à prix libre

Boissons à prix populaires

Il y a cent ans de cela, alors que le monde était plongé dans les ténèbres de la Première Guerre mondiale, la Grande Révolution Socialiste d’Octobre allait être l’aurore, l’aube rouge annonciatrice d’une ère nouvelle. Sous la direction du Parti bolchevik, fondé et conduit par Lénine, la classe ouvrière et la paysannerie pauvre de Russie, allait réaliser la première révolution socialiste victorieuse de l’histoire, triompher dans une guerre civile atroce, fonder le premier Etat ouvrier et paysan de l’histoire, et, malgré des difficultés, les contradictions et les erreurs – mais comment aurait-il pu en aller autrement pour la quelque chose d’absolument sans équivalent dans l’histoire, qui plus est dans les conditions les plus défavorables qui soient ? – édifier une société socialiste, qui, si elle était sans doute très en-deçà de ce dont avaient rêvé les socialistes du XIXème siècle, n’en représentait pas moins un progrès extraordinaire, non seulement par rapport à l’ancienne Russie des tsars, mais aussi la première préfiguration d’une société plus humaine et plus solidaire, et, malgré toutes ses limites, la préfiguration de l’avenir. La Révolution d’octobre créa un nouveau rapport de forces à l’échelle mondiale, conditions de nouvelles victoires pour les peuples. Sans la Révolution d’octobre, il n’y aurait pas eu ni acquis sociaux, ni égalité en droits pour les femmes, ni décolonisation, ni fin de la ségrégation raciale. La Révolution d’octobre permit au mouvement ouvrier et socialiste de sortir du marais opportuniste, où avait sombré la défunte IIème Internationale à travers une nouvelle forme d’organisation, les partis communistes, sous la bannière desquels les peuples remportèrent les plus grandes victoires qu’ils aient jamais remporté. A contrario, la tragique disparition de l’URSS et de tant d’autres pays socialistes, emportés par une contre-révolution à la fin des années 80, n’a laissé la place qu’à un capitalisme mafieux et rétrograde, sans espoir pour les peuples, et à la réaction sur toute la ligne à l’échelle du globe.

C’est pour célébrer le centenaire de l’événement sans doute le plus important du dernier millénaire, et pour réfléchir sur sa signification aujourd’hui que nous organisons une commémoration, avec un débat ouvert sur sa signification et son héritage aujourd’hui, exactement 100 ans après, jour pour jour. Pas seulement par passion pour l’histoire ou par goût pour les commémorations, mais parce que la mémoire, la compréhension du passé sont indispensable pour la lutte présente et future ; parce que l’idéal des révolutionnaires d’Octobre est toujours celui pour lequel nous luttons ; parce qu’un parti qui n’a pas de passé, ou qui oublie son passé, n’a pas d’avenir ; parce que, comme l’avait dit Thomas Sankara « En ces temps de tempête, nous ne pouvons pas laisser à nos seuls ennemis d’hier et d’aujourd’hui le monopole de la pensée, de l’initiative et de la créativité ».

Nous refusons de capituler devant la propagande anticommuniste, qui essaye de calomnier par tous les moyens le pays né de la Révolution d’octobre et le socialisme ayant réellement existé, cela dans le seul but de laver le cerveau des peuples, d’éduquer les gens à la résignation, à l’apathie, à l’acceptation de l’ordre capitaliste comme du seul possible. Nous rejetons cette entreprise de propagande, se présenterait-elle hypocritement sous les couleurs de l’histoire.

Le chemin que nous avons choisi est ardu sans doute, mais, comme le disait le Che : « Si vous trouvez un chemin sans aucun obstacle, c’est probablement qu’il ne conduit nulle part ».

Le chemin qui est le nôtre est sans doute difficile, mais il est le seul qui mérite d’être suivi. Ainsi que l’avait dit Erich Honecker, ancien secrétaire général du SED, persécuté par le régime d’Helmut Kohl, celui-là même qui même en place l’euro et la tyrannie allemande ordolibérale à l’échelle de l’Europe : « Depuis que le capitalisme existe, les communistes appartiennent au camp des persécutés de cette terre mais pas au camp de ceux qui n’ont pas d’avenir ». Comme l’avait dit également feu Stéphane Charbonnier, alias Charb, ancien directeur de rédaction de Charlie Hebdo : « La preuve que le communisme a un avenir c’est le temps que passent les médias à dire le contraire ».

Venez nombreux pour célébrer avec nous le centenaire de la grande Révolution

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