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Allocution de Gavriel Pinson, président du PST, pour la commémoration des 100 ans de la Conférence de Zimmerwald

lundi 5 octobre 2015

Chères et chers camarades,

Pour des raisons familiales, je ne peux malheureusement pas être des vôtres aujourd’hui pour commémorer le centième anniversaire de la conférence de Zimmerwald. Je n’ai pas non plus la possibilité d’écrire un long discours, car d’habitude je ne le fais jamais.

Lorsque notre camarade Martin Schwartz m’a parlé pour la première fois du projet d’organiser cette commémoration, je lui ai dit que pour moi, cette conférence me semblait faire partie des actes fondateurs de notre (nos) Parti(s). En effet c’est un des, sinon le moment où nous nous sommes, une fois de plus, clairement démarqués des sociaux-démocrates. Cette différence existe bien-entendu toujours aujourd’hui et, justement aujourd’hui, lorsque l’on observe la situation de notre monde cette différence est certainement encore plus criante qu’à l’époque. Non pas parce que nous communistes avons tellement changé, surtout parce que eux, les sociaux-démocrates se sont complétement perdus dans leurs errances. Si certains de ces partis en Europe aiment toujours s’appeler « socialiste », ils ne le sont clairement plus et ce, depuis bien longtemps. L’avènement d’une société socialiste ne fait plus partie de leurs objectifs politiques, tout au mieux ils souhaitent prouver aux bourgeois qu’ils sont plus capables qu’eux de gérer le capitalisme, de lui donner un visage « humain », comme si cela était possible, alors que le capitalisme est barbare par nature. Ces partis ne sont même plus sociaux-démocrates, ils ont tous continués dans leurs errances et sont devenus des sociaux-libéraux. Ce sont des adeptes du libéralisme économique, le fameux « il n’y a pas d’alternative » de François Hollande. C’est quelque chose que l’on peut également observer chez nous avec les choix politiques des conseillers fédéraux Berset et Somaruga. L’autre aspect important, et c’est en cela que Zimmerwald fut pour moi un moment fondateur, est que nous sommes aujourd’hui les seuls à nous opposer à la barbarie de la guerre. Depuis la première élection de Miterrand, en passant par celle de Blair, de Schröder jusqu’à Hollande, ces gens-là sont les plus atlantistes de tous les dirigeants européens. De véritables va-t’en guerre à la botte de l’impérialisme. Des dirigeants qui cautionnent, voire initient des guerres dans les pays du sud non pas pour, comme ils le prétendent, renverser des régimes dictatoriaux et installer la démocratie, mais en véritable laquets de l’impérialisme, pour faire main-basse sur les ressources naturelles des pays ainsi dévastés et ensuite, imposer des politiques inhumaines face aux réfugiés qu’en fait, ils ont contribués à faire fuir leurs pays. Camarades, comme depuis le début de l’histoire du mouvement communiste, nous continuerons toujours à nous opposer à la barbarie des guerres, nous continuerons toujours à nous opposer résolument à l’impérialisme.

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne conférence. Et que vive le socialisme !

Gavriel Pinson

Président du PST

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