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Assassinat de Chokri Belaïd, le PST condamne cet assassinat lâche et dénonce toute tentative de gouvernement technocrate !

jeudi 14 février 2013

C’est par voie de presse que le Parti suisse du travail (PST / POP) a appris, dans la journée du 6 février 2013, l’assassinat par balles du camarade tunisien Chokri Belaïd, survenu la matinée même. Consterné par cette nouvelle, le PST condamne, avec la plus grande force, cet acte lâche qui n’a eu pour but que de faire taire une des voix libres de la Tunisie.

Pour rappel, Chokri Belaïd était un avocat et homme politique tunisien. Camarade communiste, il a notamment officié en tant qu’avocat défenseur des droits de l’homme, sous le régime de Ben Ali. Ses activités d’opposant lui ont valu, sous Habib Bourguiba et Ben Ali, certains séjours en prison.

Plus récemment, et jusqu’à la veille de sa mort tragique, le camarade Belaïd dénonçait les violences politiques liées au parti majoritaire et islamiste Ennahda (fortement soupçonné d’être l’instigateur de ce meurtre politique). De plus, il luttait contre les tentatives d’imposition obscurantiste, notamment en dénonçant les milices liées à Ennahda. Milices maintes fois accusées de violences contre les opposants et de surveillance du peuple tunisien.

Chokri Belaïd était, aussi, le fondateur du Parti des patriotes démocrates unifié et était l’un des leaders du Front populaire. Très actif sur le plan social, il travaillait à la protection des travailleurs et des droits de la femme. En outre, le camarade Belaïd luttait ardemment contre le bradage de son pays aux multinationales étrangères.

En dernier lieu, nous avons appris que le gouvernement tunisien avait démissionné en bloc et proposé, en lieu et place, la constitution d’un gouvernement technocrate. Bien que ce projet soit encore « en suspens » et qu’il n’est pas assuré, le PST tient tout particulièrement à dénoncer toute tentative d’imposer, à la Tunisie, un gouvernement non-démocratique et illégitime. En effet, une telle autorité ne pourrait être favorable qu’à une certaine élite et non au peuple tunisien qui se retrouverait, encore une fois, privé de son droit à la démocratie.

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