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Communiqué de presse : affaire des notes de frais en Ville de Genève

mercredi 13 mars 2019

Aujourd’hui que les conseillers administratifs Guillaume Barazzone et Rémy Pagani sont convoqués à titre de prévenus pour gestion déloyale des deniers de la Ville de Genève, l’affaire dite des notes de frais de la Ville de Genève – mais celle de l’Etat n’est pas moins grave – prend une nouvelle et triste tournure, et le Parti du Travail ne peut rester silencieux face à une situation politiquement et moralement grave, délétère pour le bon fonctionnement et la crédibilité des institutions, néfaste pour le combat que nos élu-e-s y mènent pour la défense des intérêts légitimes des classes populaires et pour la justice sociale.

Nous estimons que l’affaire des notes de frais a révélé l’existence d’un système scandaleux – tant au sein de la Ville que du canton – à base de privilèges flagrants et de passe-droits pour les magistrats en fonction, absolument contraires à nos valeurs comme à un fonctionnement démocratiquement sain d’un exécutif. Ces abus flagrants nuisent gravement à la crédibilité des institutions démocratiques comme des partis politiques, et tendent malheureusement à accréditer le discours désabusé de « tous pourris », dont on n’ose plus toujours dire qu’il est entièrement faux, mais dont les conséquences pourraient se révéler néfastes.

Nous considérons que ce système à base de privilèges d’un autre temps est inadmissible, et qu’il doit absolument y être mis fin. Nous militons pour un système transparent, où les magistrats resteraient des citoyens comme les autres, sans privilèges, ne pouvant se permettre de bénéficier de l’argent des contribuables pour leur convenance personnelle. Nos élu-e-s au Conseil municipal ont fait preuve d’un engagement conséquent à cet égard, et que nous soutenons pleinement.

Pour ce qui est des magistrats sous le coup d’une procédure initiée par le ministère public, nous rappelons qu’ils ont le droit – comme toute personne – à la présomption d’innocence. Nous respectons la séparation des pouvoirs, pensons que la justice doit faire son travail, et ne comptons aucunement nous ingérer dans une enquête en cours. Mais le temps de la justice est une chose, le temps politique en est une autre. Un magistrat prévenu pour gestion déloyale voit sa capacité à porter des dossiers devant le Conseil municipal gravement atteinte – ce qui est désastreux pour le bon fonctionnement des institutions –, et sa crédibilité politique durablement amoindrie.

En ce qui concerne plus spécifiquement notre magistrat, Rémy Pagani, outre ce qui a été dit précédemment, et sans aucunement vouloir commenter une enquête judiciaire en cours, nous estimons important d’affirmer qu’un magistrat de gauche se doit d’être irréprochable. Lorsque l’on défend les intérêts des classes populaires, et que l’on s’engage pour une société plus juste, débarrassée de la tyrannie de l’argent, et que l’on se retrouve porté dans un exécutif, on se doit de servir et pas de se servir. En ce qui nous concerne, nous estimons qu’il y a désormais un grave problème de confiance. Il n’est politiquement pas possible en l’occurrence de se retrancher derrière la justice. Nous demandons à ce que l’intéressé se positionne publiquement au plus vite, sous peine de porter durablement atteinte à la crédibilité de sa fonction comme des idées politiques pour lesquelles il fut élu. Nous exigeons également que le parti dont il est membre, solidaritéS, en fasse de même. Cela est de la plus haute importance pour le combat que nous devons mener.

Pour le Parti du Travail

Alexander Eniline Hélène Ecuyer

Président Vice-présidente

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