Accueil du site > votations > Communiqué de presse du Parti du Travail : réponse à quelques objections (...)

Communiqué de presse du Parti du Travail : réponse à quelques objections fallacieuses à l’encontre de nos deux initiatives

mardi 5 février 2019

S’il est normal que toutes sortes d’arguments soient utilisés en période de campagne pour des votations populaires, et que tous ne soient pas pertinents ou valides, il était de notre devoir, en notre qualité d’initiants, de réagir à certains arguments parfaitement fallacieux, pour ne pas dire grossièrement mensongers, utilisés par les opposants à nos deux initiatives pour le remboursement des soins dentaires et pour une caisse maladie publique.

Nous avons appris ainsi que la Société Suisse d’odonto-stomatologie, lobby des dentistes, a envoyé à ses patients genevois une lettre les invitant à voter NON au remboursement des soins dentaires. C’est leur droit bien sûr que de défendre égoïstements leurs privilèges corporatistes plutôt que le bien commun. Mais il y a certains de leurs arguments que nous ne saurions pas laisser passer. Ils disent ainsi que l’assurance que nous proposons serait financée par des cotisations prélevées sur les salaires à hauteur de 1% (en fait plutôt 0,5%), mais « oublient » de dire qu’il s’agirait de cotisations paritaires…à moitié à charge de l’employeur. Un montant qui pour la plupart des gens représenterait moins par année qu’une seule visite chez le dentiste aujourd’hui. Ils prétendent également que l’assurance pour le remboursement des soins dentaires ne prendrait pas en charge les « soins sophistiqués », comme les implants dentaires, l’orthodontie, les couronnes, etc. Qu’en savent-ils ? Le texte de l’initiative dit en effet que « L’Etat met en place une assurance obligatoire pour les soins dentaires de base ainsi qu’un dispositif de prévention en matière de santé bucco-dentaire ». Le catalogue des soins n’y est de ce fait effectivement pas précisé, pour la bonne raison qu’il s’agit d’un article constitutionnel. Ce sera au Grand Conseil de faire une loi d’application si le peuple accepte notre initiative le 10 février, et donc de définir le catalogue des prestations remboursées. La droite prévoit-elle déjà de faire un catalogue étroitement minimal le cas échéant ? Ce serait trahir l’intention des initiants comme des 18’000 citoyens qui ont signé notre initiative. Car par « soins de base », nous entendons tous les soins médicalement indispensables, à l’exclusion des soins purement esthétiques, en aucun cas les seuls plombages (or ni l’orthodontie, ni les implants dentaires, ni les couronnes ne sont purement esthétiques). Remarquons aussi que notre texte prévoit également le financement d’un dispositif de prévention, contrairement à ce que nos adversaires prétendent. Mais surtout, rappelons qu’aujourd’hui rien n’est pris en charge, tous les soins dentaires sont à payer de sa poche. Aussi, trop de gens doivent renoncer à des soins dentaires, parce qu’ils n’en n’ont tout simplement pas les moyens financiers. Le lobby des dentistes ne s’en préoccupe pas outre mesure…

Nous avons également appris avec regret que les initiatives fédérales pour la liberté d’organisation des cantons et pour un parlement indépendant des caisses maladie ne pourront pas être déposées, puisqu’il n’est mathématiquement plus possible d’atteindre le nombre de signatures requises désormais. Nous le regrettons dans la mesure où ces deux initiatives auraient pu constituer un pas important pour mettre fin au système discrédité de la LAMAL et aux abus des caisses privées, pour un système de santé public et social pour lequel nous nous battons. Du reste, nous avions soutenu activement ces initiatives, et récolté des signatures à cette fin. Avec leur échec, une solution au niveau fédéral est d’autant retardée. Mais c’est aussi un argument majeur de nos opposants qui tombe à l’eau – celui comme quoi notre initiative pour une caisse publique ne serait pas la bonne solution, et qu’il faudrait plutôt compter sur une solution au niveau fédéral, matérialisée en l’occurrence par les deux initiatives susmentionnées. D’ailleurs, il était connu depuis un certain temps que la récolte des signatures pour ces deux initiatives était difficile. Il y a comme un soupçon de mauvaise foi flagrante de nos adversaires depuis le début de la campagne. Désormais que l’échec de ces deux initiatives fédérales est officialisé, tout l’argumentaire confus de nos adversaires comme quoi il faut bien une solution, mais pas celle que nous proposons, se réduit à…aucune solution du tout, le maintien du statu quo, le soutien objectif aux caisses privées et à leurs pratiques scandaleuses. Parce que ce statu quo n’est plus supportable, parce qu’une solution est urgente, c’est plus que jamais notre initiative pour une caisse maladie publique qui en constitue une.

Pour une politique de la santé au service de toutes et tous, et non du profit de quelques uns, nous appelons résolument à voter 2X OUI pour le remboursement des soins dentaires et pour une caisse maladie publique.

Nous vous informons également, que le Parti du Travail tiendra une permanence, à laquelle nous invitons chaleureusement tous nos membres, ainsi que toutes celles et ceux qui ont soutenu l’une ou l’autre de nos deux initiatives, ou les deux, le dimanche 10 février dès 12h00 dans nos locaux (25 Rue du Vieux-Billard, 1205 Genève, 2ème étage), pour suivre les résultats, prendre un verre, et, si cela doit advenir, célébrer une victoire gagnée de haute lutte. Nous serons également disponibles à cette occasion pour répondre aux questions des médias.

Plan du site |  RSS 2.0