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Communiqué de presse du Parti du Travail

Assemblée générale du 26.07.12

vendredi 3 août 2012

Le Parti du Travail s’est réuni en Assemblée générale le 26 juillet 2012 et a pris les décisions suivantes pour les votations populaires du 23 septembre 2012, la votation sur le projet de Constitution de la République et canton de Genève du 14 octobre 2012, ainsi que pour l’élection complémentaire au Conseil administratif de la Ville de Genève du 4 novembre 2012.

Votation populaire du 23 septembre 2012

1.Arrêté fédéral du 15 mars 2012 sur la promotion de la formation musicale des jeunes : le Parti du Travail appelle à voter OUI car la formation musicale est importante pour un développement personnel harmonieux des jeunes. Par ailleurs, il n’existe aucun argument valable pour voter NON.

2.Initiative populaire du 23 janvier 2009 « Sécurité du logement à la retraite » : Le Parti du Travail appelle à voter NON car il estime que cette initiative est un nouveau cadeau fiscal aux propriétaires. Le Parti du Travail rappelle que la valeur locative a été instaurée pour assurer une égalité de traitement entre les propriétaires et les locataires. La supprimer reviendrait à accorder un privilège injustifié aux propriétaires (ce d’autant que l’initiative ne prévoit pas de plafond, les retraités multimillionnaires ne paieraient ainsi plus rien pour leurs luxueux palais), au prix d’une baisse importante des recettes de l’Etat, qui ensuite servirait de prétexte à de nouvelles coupes dans les prestations. Par ailleurs, le Parti du Travail souligne que l’encouragement à l’accès à la propriété est une lubie idéologique de la droite pro-immobilière, qui se fait toujours au détriment des intérêts des locataires, et qui n’a pas de sens dans un canton où la très large majorité de la population n’a pas et ne peut pas avoir le moyen d’acheter un logement vus les prix du marché. Ce dont la population genevoise a besoin, c’est d’une politique de construction de logements locatifs publics et coopératifs à des prix abordables, et non pas de cadeaux fiscaux aux propriétaires.

3.Initiative populaire du 18 mai 2010 « Protection contre le tabagisme passif » : L’assemblée générale a opté pour la liberté de vote car elle était divisée sur la question, et a décidé de ne pas prendre position sur une question à double tranchant, une interdiction de la fumée dans les lieux fermés étant dans l’intérêt de la santé publique mais constituant également une atteinte potentiellement démesurée à la liberté individuelle. L’argument du fédéralisme a également été invoqué, l’Assemblée ne jugeant pas justifié d’imposer une norme en vigueur à Genève aux cantons dont la culture en matière de tabac est différente.

4.Votation municipale en Ville de Genève sur les 50 rues piétonnes : le Parti du Travail appelle à voter OUI, car la piétonisation est une nécessité pour la qualité de vie en Ville ainsi qu’une étape inévitable d’un changement de mode de vie vital pour la survie de l’humanité à long terme. Le Parti du Travail considère qu’une ville peut fort bien se passer de voitures, et garantir ainsi une meilleure qualité de vie à ses habitants, réduire la pollution et améliorer la convivialité. Le modèle actuel de développement, fondé sur une consommation effrénée des énergies fossiles, n’est pas viable à terme, et il importe de donner résolument la priorité aux transports publics et à la mobilité douce. Le Parti du Travail considère toutefois inutilement timorée et limitée cette première tranche d’essai, et encourage les autorités municipales à aller rapidement bien plus loin dans la direction de la piétonisation de la Ville.

Votation du 14 octobre sur la nouvelle Constitution de la République et canton de Genève

Le Parti du Travail appelle résolument a voter NON au projet de nouvelle constitution, car, comme il l’avait du reste bien prédit dès le départ, celui-ci se révèle un texte profondément réactionnaire, ainsi que la droite l’avait projeté dès le début. En effet, les nouvelles dispositions progressistes tant vantées par les partisans de la nouvelle constitution n’apportent pratiquement rien de nouveau par rapport à ce qui existe déjà dans la loi ou dans la Constitution fédérale. De plus, ce sont de grandes déclarations de principes à la portée plus ou moins théorique (l’article qui garantit le droit de manifester est au mieux une blague de mauvais goût vue la loi actuelle) et qui ne sont pas justiciables. En revanche, le texte de la nouvelle constitution contient de nombreuses et nouvelles dispositions réactionnaires totalement inacceptables : reculs démocratiques, article qui autorise le Conseil d’Etat à faire appel à l’armée pour des fins civiles (il est particulièrement scandaleux l’année des 80 ans de la tuerie du 9 novembre 1932 d’introduire dans la constitution un article qui donnerait une base constitutionnelle à la répétition de ces événements !), rôle de l’Etat comme simple complément du privé, suppression des articles constitutionnels qui définissent le statut et le rôle des SIG, des TPG, des hôpitaux publics et de la fonction publique, ouvrant ainsi la porte au démantèlement du service public, limitation des prérogatives des communes, dispositions nouvelles en faveur des promoteurs dans l’article sur la politique du logement, édulcoration de l’article sur l’énergie et petite porte ouverte au nucléaire… et la liste n’est pas exhaustive. De plus, si la nouvelle constitution venait à passer, ses dispositions transitoires obligeraient le Grand conseil d’adapter la loi d’application dans un délai de cinq ans au maximum, ce qui impliquerait une avalanche de lois réactionnaires tombant à toute vitesse les unes après les autres, et qu’il ne serait matériellement pas possible de combattre toutes par référendum. C’est pourquoi le Parti du Travail appelle résolument à rejeter le texte réactionnaire de la Constituante et à s’en tenir à la Constitution actuelle. Par ailleurs, le Parti du Travail tient à saluer le combat exemplaire du groupe AVIVO à la Constituante en faveur des classes populaires et du progrès social et démocratique, et regrette la position tout simplement navrante du Parti socialiste et des Verts qui appellent à voter pour un texte dont ils ne peuvent pas ne pas mesurer toute la portée réactionnaire.

Election complémentaire au Conseil administratif de la Ville de Genève du 4 novembre 2012

L’Assemblée générale a confirmé à une majorité écrasante la décision unanime prise auparavant par le Comité directeur du 18 juin 2012, à savoir de présenter la camarade et conseillère municipale en exercice Salika Wenger sous les couleurs du Parti du Travail à cette élection. En effet, les raisons politiques qui ont déterminé la décision du Comité directeur restent valables et inchangées. En tant que parti politique des classes que le capitalisme opprime, le Parti du Travail lutte pour la rupture avec l’ordre établi et la construction d’une nouvelle société socialiste. Cette rupture révolutionnaire ne peut se faire qu’à travers une lutte sans concession et par une victoire totale des forces populaires et progressistes contre l’actuelle classe dominante et la droite qui en est l’expression politique. Or ceux qui à gauche, aussi à gauche se prétendent-ils, veulent laisser le champ libre à la droite, ceux-là refusent dans les faits la rupture qu’ils prônent en paroles, et, en acceptant de gouverner avec la droite, troquent la lutte de classe contre la collaboration de classe, ne cherchent plus la rupture avec l’ordre établi mais leur intégration dans les institutions bourgeoises pour cogérer loyalement le capitalisme avec la bourgeoisie. Puisque le PS, les Verts et solidaritéS (agissant ainsi en organisation objectivement réformiste, et réduisant sa posture révolutionnaire à une phraséologie vaine) ont immédiatement annoncé, dès le soir du 17 juin, leur volonté de s’effacer devant la droite, et le DAL ayant rapidement suivi, le Parti du Travail a estimé être son devoir politique envers les classes populaires qu’il défend de se présenter à cette élection afin de ne pas laisser le champ libre aux représentants de la bourgeoisie, avec le risque non nul de voir l’extrême-droite accéder à l’exécutif de la Ville. Le Parti du Travail a décidé de faire campagne sous ses propres couleurs et avec son propre programme. En effet, ce n’est pas de l’habituel discours réformiste mou de la gauche gouvernementale, qui ne peut convaincre qu’une certaine petite bourgeoisie, dont le peuple genevois a besoin. Nous voulons utiliser la campagne électorale pour le Conseil administratif de la Ville de Genève pour porter un autre discours, un discours d’espérance révolutionnaire, de lutte, de rupture, qui seul peut répondre aux aspirations véritables des classes populaires. Nous n’en voulons pas moins que notre candidature soit aussi celle de toute la gauche (en quoi il n’y a pas de contradiction, Anne Emery-Torracinta ayant été la candidate commune de toute la gauche, tout en faisant campagne sous les couleurs et sur le seul programme du PS, et nous l’avions loyalement soutenue), car nous voulons aussi incarner les idées et les aspirations communes à toute la gauche et appelons toutes les forces progressistes du canton à soutenir la candidature de Salika Wenger au Conseil administratif.

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