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Communiqué de presse relatif aux résultats des votations populaires du 9 juin 2013

dimanche 9 juin 2013

Le Parti du Travail souhaite exprimer sa plus vive préoccupation suite à l’acceptation de la dixième révision de loi sur l’Asile et de ses mesures dites urgentes. Cette énième révision xénophobe, démagogique et parfaitement inutile, qui suit de près des révisions xénophobes précédentes dont l’impact n’a même pas été réellement évalué, risque d’être bientôt suivi d’un nouveau durcissement encore plus grave. L’acceptation de cette révision était malheureusement prévisible, tant est devenue forte l’hégémonie de l’idéologie xénophobe d’extrême-droite, mais son ampleur (85%) dépasse même nos craintes. Malheureusement, tous les arguments rationnels contre cette révision parfaitement inutile ont été balayés par la propagande haineuse de l’extrême-droite, relayée par les partis bourgeois, par les amalgames honteux et mensonges entre asile et migration économique (alors que les requérants d’asile, il faudrait peut-être le rappeler, ne représentent que 0,5% de la population, et une toute petite partie des migrants). Mais le succès de cette propagande de la droite et de l’extrême-droite n’a pu qu’être facilité par le fait que la révision de la loi sur l’Asile fut portée par une conseillère fédérale « socialiste » ; ce qui devrait pousser le PS à s’interroger sur l’utilité d’être représenté au Conseil fédéral par deux des siens qui contribuent au succès d’une politique contraire à ses principes déclarés les plus fondamentaux. Dans tous les cas, ce résultat est préoccupant à plus d’un titre. Car si la révision en elle-même est aussi démagogique qu’inutile, ses effets sont bien réels et remettent en cause les droits humains les plus élémentaires des requérants d’asile, ainsi que les principes les plus fondamentaux de l’Etat de droit. Avec l’instauration de centres spéciaux pour « récalcitrants », c’est la détention arbitraire qui est remise en vigueur, et avec le passage en urgence de mesures qui ne sont à aucun titre urgentes, c’est le droit au référendum qui est vidé de sa substance. De tels précédents sont dangereux et à la fin risquent de s’appliquer aussi aux Suisses. A l’heure où des néo-fascistes assassinent froidement un militant de gauche en France, où en Grèce un parti ouvertement néo-nazi plafonne à 12% de l’électorat (pour l’instant) et parle de « rouvrir les fours pour les émigrés », où l’extrême-droite progresse partout et impose peu à peu l’hégémonie de ces idées xénophobe avec le soutien actif de la droite, une telle dérive est particulièrement lourde de menaces et rappelle le spectre des années 30. Le Parti du Travail n’en continuera qu’avec plus de détermination sa lutte pour le maintien des droits démocratiques et des principes de l’Etat de droit malmenés par la droite et l’extrême-droite, et appelle tous les démocrates sincères à le rejoindre dans cette lutte.

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