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Communiqué de presse : salaire minimum ; ou quand Lidl donne tort aux sophistes de la droite

mardi 1er octobre 2013

Le Parti du Travail salue la décision de Lidl d’augmenter pour le premier décembre prochain ses salaires les plus bas à 4’000 francs par mois, ainsi que le travail des syndicats Syna et SEC qui a rendu possible cette augmentation.

Nous estimons que cette augmentation des salaires de Lidl apporte une réfutation remarquable à tous les sophistes de la bourgeoisie qui prétendent que l’initiative de l’USS pour un salaire minimum à 4’000,- par mois pour un plein temps menacerait l’économie suisse, de tous ceux qui comme le sénateur Freitag osent déclarer que "Cette initiative va anéantir des emplois et scier la branche sur laquelle repose notre bien-être", ou comme le sénateur Graber se permettent de dire "A quoi sert un salaire minimum si vous n’avez plus d’emploi ?" Rappelons tout de même que plus de 400’000 travailleurs en Suisse aujourd’hui (dont une écrasante majorité de travailleuses) gagnent moins de 25 francs par heure, et ne peuvent donc vivre décemment de leur travail. Ce sont ces travailleurs surexploités par la voracité du capital que l’on désigne par l’anglicisme de working poors, un de ces euphémismes anesthésiants dont la novlangue néolibérale a le secret. Cette situation est une des causes essentielles du fait que, d’après les chiffres de Caritas, un million de personnes vit en Suisse en dessous du seuil de pauvreté. Ceux qui se permettent d’affirmer que cette situation est normale, que le très modeste montant de 4’000,- par mois serait excessif, et que le maintien de la prospérité pour une petite minorité de hauts revenus est une raison suffisante que des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs ne puissent pas vivre dignement de leur travail mériteraient la mort politique pour cela.

Mais l’augmentation de ses salaires les plus bas à 4’000,- par Lidl réfute ce discours démagogique, prouvant que l’on peut tout à fait satisfaire aux exigences de l’initiative de l’USS pour un salaire minimum et rester concurrentiel. Non seulement cette initiative de l’USS n’est pas dangereuse pour l’économie, mais elle lui sera au contraire très bénéfique, puisqu’elle fera augmenter les salaires les plus bas, donc le pouvoir d’achat des travailleurs les moins payés, donc fera augmenter la consommation, et donc créera des emplois au lieu d’en détruire.

De très bonnes raisons donc de balayer toutes les arguties des sophistes à la solde du capital et de soutenir l’initiative de l’USS pour un salaire minimum à 4’000 francs par mois.

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