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Décès de notre camarade Armand Magnin

lundi 3 octobre 2011

Armand Magnin (1920 - 2011) Originaire du canton de Fribourg, Armand Magnin vint à Genève au début des année trente avec ses parents, qui avaient repris la gérance d’un établissement public. Sous l’influence de son frère aîné César, ouvrier métallurgiste, actif syndicaliste et membre du Parti socialiste genevois, Armand Magnin, qui entreprend également un apprentissage de métallurgiste et devient ouvrier à l’usine Similor, s’engage dans la vie politique et est déjà élu député au Grand Conseil genevois en 1945, où il siégera pendant quarante six ans, sans interruption. Parallèlement. il mène un active lutte syndicale, qui le conduira à devenir président de la section des métaux de la FOMH genevoise. Dans les années quarante et cinquante, il est également conseiller municipal de la ville de Carouge. En 1954, cet ouvrier intelligent et combatif est appelé à devenir rédacteur à la Voix Ouvrière alors qu’il s’engage aussi dans le Mouvement des partisans de la paix, au sein duquel il assumera d’importantes responsabilités, en participant à plusieurs congrès de délégations à l’étranger. En 1970, il est élu secrétaire cantonal permanent du PdT genevois, reprenant ainsi la tête de la plus importante section du PST en remplacement d’Etienne Lentillon et, en 1971, après la mort d’Henri Trüb, rédacteur en chef de la VO, il doit aussi assumer la responsabilité du journal et de la Coopérative d’imprimerie du Pré-Jérôme. A cette époque, il prit également une part active. au sein de divers comités et lors des grèves de la métallurgie genevoise, à la défense des conditions de vie des travailleurs immigrés. Élu membre du comité central du PST en 1949, il est appelé à siéger au bureau politique de 1952 à 1987. Dès 1974 il est élu au secrétariat et, en 1978 secrétaire général du PST, une fonction qu’il occupera jusqu’en 1987. Il fut également conseiller national de 1981 à 1987 ; tenant à cette date, à démissionner de toutes ses fonctions directives au sein du parti (hormis la commission centrale de contrôle, dont il prend la présidence à ce moment) et au sein des parlements, pour laisser la place à de plus jeunes militants et parce qu’il estimait qu’en raison de l’âge, il n’était plus en possession des moyens suffisants à assumer au mieux ses responsabilités. Ce détachement des honneurs purement formels ne l’empêchera pas de continuer la lutte pour la défense des intérêts des gens modestes ; cette fois en faveur des personnes âgées, en devenant, en 1996, après le décès de Roger Dafflon, président de l’AVIVO genevoise et membre du CC suisse.

(Extrait de : Histoire du mouvement communiste suisse - Tome II, d’André Rauber)

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