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Fermeture du site Merck-Serono de Genève et licenciements massifs

vendredi 11 mai 2012

Au moment où le groupe Merck-Serono annonce une augmentation des dividendes de 20%, et 1136 milliards d’euros de bénéfices en 2011, 1250 personnes ont été brutalement licenciées, ont perdu leurs emplois à Genève. Cyniquement le groupe propose un nouvel emploi à 750 d’entre elles, à Boston ou à Pékin !

Le président de la Chambre de commerce d’industrie et des services (CCIG) du canton de Genève François Naef, qui est aussi président du Conseil d’administration de Merck Serono, dit : « Merck Serono comme toute l’industrie pharmaceutique subit des pressions constantes sur le prix des médicaments, alors que les coûts de la recherche et du développement sont en hausse » ! En fait c’est toute la stratégie économique du canton qui est mise en cause, car ce sont les emplois plus de 5 000 employés dans le secteur pharmaceutique qui sont menacés par la fermeture de Merck Serono. Comme aucune mesure n’a été prise pour imposer un minimum de démocratie et le respect des règles, la direction de Merck Serono refuse une véritable procédure de consultation en intégrant le syndicat. Plus grave encore, Merck Serono s’oppose à l’organisation d’assemblées syndicales sur les différents sites. Aucune donnée chiffrée transparente n’a été communiquée.

Depuis des années le groupe à obtenu complaisamment de la part du Conseil d’Etat genevois des facilités fiscales et autres sans aucune contrepartie ni conclusion de conventions collectives de travail, ni contrepartie en matière d’emploi. Dans un communiqué, le Conseil d’Etat dit qu’il « n’envisage pas en l’état de mettre en œuvre des mesures fiscales pour faire revenir sur sa décision le géant de la chimie allemande »

Une situation qui démontre le laxisme des autorités genevoises et vaudoise qui sous couvert de promotions économiques attirent des entreprises internationales avec des cadeaux fiscaux sans exiger la conclusion de conventions collectives de travail, ni de contrepartie en matière d’emploi.

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