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L’histoire du Parti du Travail

mardi 27 février 2007

1 - Le temps des passions

Tout au long des années 1930, diverses actions de revendication sociale (défense des chômeurs, des locataires, ...) voient le jour.

Le 9 novembre 1932 : après la fusillade par l’armée des manifestants réunis sur la plaine de Plainpalais, une sévère répression s’abat contre la gauche genevoise.

1935-1936 : vers le front unique des forces de gauche contre la montée du péril fasciste. Participation à la constitution et à l’approvisionnement des Brigades Internationales en Espagne, soutien aux réfugiés du fascisme et du nazisme.

1937 : Les citoyens genevois acceptent une loi interdisant le Parti communiste. Entrée dans la clandestinité des militants communistes, qui rejoignent en grand nombre le Parti socialiste, dirigé par Léon Nicole.

1939 : La direction du Parti socialiste suisse exclut les sections rebelles vaudoise et genevoise. Les dissidents socialistes constituent la Fédération socialiste suisse (FSSI, emmenée par Léon Nicole).

2 - Guerre et clandestinité

1939-1940 : instruction pénale de plusieurs centaines de cas concernant des activités communistes illégales. 1940 : le Conseil fédéral interdit toute activité communiste sur son territoire. A Genève, la publication et la diffusion du journal Le Travail deviennent illégales, la Coopérative d’imprimerie sera saisie quelques mois plus tard. Mise hors-la-loi du Parti communiste à l’échelon fédéral.

1941 : le Conseil fédéral décrète la dissolution de la FSS. Les quatre conseillers nationaux vaudois et genevois adhérant à la FSS sont exclus du Parlement. A Genève, la mouvance socialiste est puissante, organisée par des hommes et des femmes de gauche, qui ne se contentent pas des positions dominantes de l’Union syndicale ou du Parti socialiste suisse mais envisagent, au contraire, une transformation de la société.

1943-1945 : le dégel : suite à la victoire soviétique de Stalingrad, des listes ouvrières constituées de candidats inconnus remportent un succès important aux élections municipales. Fondation à Genève du Parti ouvrier, futur Parti du travail, le 8 juin 1943. En 1943 également, fondation de l’Office social du Parti du travail. En 1944 : Fondation du Parti du Travail. En 1945 , les interdictions communistes sont levées, le Parti du travail peut présenter une liste légale de candidats aux élections, sans restrictions.

3 - Les années de la guerre froide

1948 : au sortir de la guerre, l’adhésion du Parti du travail aux positions de l’URSS, patrie mythique du socialisme -incarnant pour ses militants la victoire sur les nazis et un immense capital d’espoir et de progrès pour les peuples du monde entier-, provoque contre lui de sérieuses attaques déchaînées par le " Coup de Prague " de février 1948.

Dès le début des années 1950 , les membres du PdT sont victimes de la " chasse aux sorcières " : nombre d’entre eux sont accusés de crimes contre l’Etat. Le Conseil fédéral édicte des directives concernant les fonctionnaires indignes de confiance. Des fonctionnaires membres du parti, mais aussi des employés d’entreprises privées, sont la proie de diverses mesures d’exclusion, qui vont jusqu’aux licenciements. Procès d’opinion de personnalités politiques et d’intellectuels proches du parti. Dans l’exaspération de la guerre froide où, pour les uns et les autres, il n’y avait qu’un camp opposé à l’autre, le Parti du travail défend une véritable neutralité suisse. Sa politique est difficilement admise par les partis communistes européens.

1956 : face à l’écrasement de l’insurrection de Budapest, le PdT reconnaît que de graves erreurs, voire des crimes, ont été commis, que le manque de démocratie génère de graves crises dans plusieurs pays communistes. Il refuse cependant de rejoindre le camp des détracteurs de l’URSS et le paie du prix de l’ostracisme.

Début des années 1950 - années 1960 : plusieurs associations pour la paix, contre la terreur nucléaire, pour l’amitié entre les peuples des blocs Est-Ouest et pour la défense des droits féminins sont fondées par le Parti du travail ou avec sa participation : Mouvement de la paix, Mouvement populaire féminin,.., Il milite très activement en faveur de la libération de l’Algérie.

Dès la fin des années 1950, l’organe du FLN, " El Moudjahid ", est imprimé et diffusé clandestinement par le truchement du PdT. 6 mars 1960 : Genève accorde le droit de vote aux femmes, aux niveaux communal et cantonal. 1961 : des députées font leur entrée au Grand Conseil.

Dès la fin des années 1960 , le Parti du travail lance des combats pour les retraites populaires (révision de l’AVS), pour les quatre semaines de vacances payées, en faveur d’une assurance-maladie à la charge de l’employeur, pour la protection des locataires et pour le droit au logement, pour une fiscalité plus juste, contre les dépenses militaires, pour l’extension des droits démocratiques, pour une véritable assurance-maternité, contre la pollution des eaux, pour la défense des droits des étrangers et contre le racisme.

4 - Mai 1968 et les années 70

En mai 1968, le Parti du travail apprend à apprécier de nouvelles formes de luttes, estudiantines et intellectuelles, qui entrent en conflit avec la société bourgeoise.

Le " Printemps de Prague " est salué par le Parti du travail comme un effort de réforme d’une société autoritaire vers un socialisme démocratique, à visage humain. Il condamne sans équivoque l’intervention soviétique du mois d’août 1968.

Le PdT participe très activement à de nombreuses actions contre les interventions françaises puis américaines au Vietnam, et pour la décolonisation des peuples du tiers-monde.

1971 : Face aux pratiques bureaucratiques et contraires à la démocratie -allant, de la part de gouvernements qui se réclament du Socialisme, jusqu’à la persécution de ses militants et jusqu’aux interventions armées-, le Parti du travail adopte une déclaration fondamentale. Celle-ci rappelle sa conception du Socialisme, qui doit être indissociable de la démocratie et des libertés.

1974 : Le Parti du travail met sur pied, au mois de juin, un meeting à la patinoire des Vernets, réunissant plus de 15’O0O travailleurs espagnols, avec la venue de la " Pasionaria et de Santiago Carrillo. En 1974 également, lancement par le PST d’une initiative populaire Contre la vie chère et l’inflation ", visant à un contrôle général des prix.

1979 : Roger Dafflon devient le premier maire communiste d’une grande ville suisse.

5 - La chute du mur

1989 : Le changement en profondeur de notre société reste une valeur fondamentale, et donne de nouvelles perspectives au développement de l’action unitaire avec toutes les forces progressistes. L’accent est mis sur un fonctionnement interne démocratique et transparent.

1993 : Constitution de l’Alliance de gauche (Parti du travail-Indépendants-SolidaritéS), qui remporte d’importants succès électoraux au Parlement cantonal, au Conseil municipal de la Ville de Genève et dans d’autres conseils municipaux du canton.

6 - Aujourd’hui, le Parti du Travail...

• des militantes et des militants unis par des objectifs communs et engagés dans la réalisation d’un programme

• des sections communales implantées dans le canton

• des représentants dans les parlements de la Ville de Genève, de Carouge et de Meyrin

• une présence et une participation dans de nombreuses associations de notre canton

• une antenne journalistique à travers l’hebdomadaire Gauchebdo

• un Office social, défenseur des acquis sociaux, à l’écoute de toutes et de tous

• des permanences publiques d’impôts à disposition de la population quatre mois par an

• un secrétariat

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