Accueil du site > votations > Le 17 juin prochain « La parole au peuple ! »

Le 17 juin prochain « La parole au peuple ! »

votations du 17 juin 2012

mercredi 9 mai 2012

La Suisse se trouve géographiquement au centre de l’Europe, mais c’est de l’extérieur que nous avons assisté à la création de l’Union européenne. Nous pouvons dire sans détour qu’il s’agit d’avantage d’une construction de l’Europe des marchands que de l’Europe des peuples. Bien plus une organisation centralisatrice, technocratique et bureaucratique qu’une addition de décisions démocratiques. Les peuples ne sont pas ou peu consultés sur les décisions les plus importantes, telles que notamment la ratification du traité constitutionnel. Lorsqu’ils se sont exprimés, ils ont refusé les textes soumis. Par la suite, ces mêmes textes ont été imposés par les technocrates de l’Union Européenne.

Pire encore, le pouvoir technocratique mis en place en Europe s’arroge tous les droits. Ainsi, le gouvernement Grec élu par le peuple, bien qu’il fût particulièrement docile avec les diktats européen, a été remplacé par des technocrates mis en place et imposés au peuple Grec par l’Union européenne. Le motif de ces mesures antidémocratiques ? Simplement le gouvernant Grec élu a osé proposer de consulter le peuple sur les mesures d’austérité qui lui seraient imposées. Les peuples Grec et Italien subissent aujourd’hui durement les diktats imposés par les technocrates européens ! A qui le tour ? L’Espagne, la France, puis tous les autres ? Quid de la démocratie ?

Au moment où nous sommes les témoins et souvent les victimes de ces dénis de démocratie, il vaut la peine de revoir nos fondamentaux ! Citons Rousseau : « Dans quelque vue qu’une nation veuille être gouvernée, la première chose qu’elle doit savoir c’est que des alliances, des traités, ne peuvent que lier le faible au fort mais ne lient jamais le fort au faible » (Projet de constitution pour la Corse, 1763)

Voilà une bonne raison pour que les traités qui pourraient engager la Suisse soient soumis en votation populaire. Ce sera une partie de l’enjeu du scrutin du 17 juin prochain avec l’initiative : accords internationaux : la parole au peuple. Déjà partis en campagne les partis politiques de droite, de la gauche sociale-démocrate, les associations patronales et les représentants de la haute finance, nous disent tous en cœur : « Trop de démocratie tue la démocratie ». Même les syndicats leur emboitent le pas, comme pour les bilatérales dont on mesure aujourd’hui l’incurie de la mesure ! Dans le climat politique actuel, avec les exemples catastrophiques des diktats imposés par les technocrates européens à tous le peuple au mépris des règles démocratiques, par la remise en cause de tous les acquis sociaux, il est clair que la parole doit revenir au peuple.

Si vraiment le peuple est trop stupide pour comprendre, comme le disent si aimablement nos élus et dirigeants, eh bien renforçons l’instruction, le savoir, la solidarité, les services publiques au lieu de poursuivre leur démantèlement à la satisfaction des technocrates européens. Il est facile de comprendre, dans le climat politique actuel, que la signature des traités qui lient notre pays dans des domaines aussi importants que les droits politiques et économiques, environnementaux, militaires, nucléaires et sociaux ne peut être laissée au seul pouvoir de nos élus. Il est donc indispensable que ces textes soient soumis au vote du peuple.

Il est urgent de remettre en question la manière de gouverner les sociétés, la manière de légitimer le politique et tenter de remettre de l’ordre, de la logique et de la rigueur dans ce qui est devenu le plus souvent la justification du droit des plus puissants et des plus riches. En clair reposer la question de la légitimité des engagements internationaux qui aujourd’hui précisent les modes d’organisation et de fonctionnement de nos sociétés.

Laissons la conclusion à Jean-Jacques Rousseau « Le Peuple soumis aux lois en doit être l’auteur » « La souveraineté ne peut être représentée, par la même raison qu’elle ne peut être aliénée » « Les députés du peuple ne sont donc ni ne peuvent être ses représentants, ils ne sont que ses commissaires ; ils ne peuvent rien conclure définitivement. Toute loi que le peuple en personne n’a pas ratifiée est nulle ; ce n’est point une loi. » (J-J Rousseau contrat social chapitre XV des députés ou représentants 5ème paragraphe)

Le 17 juin, notre réponse ne dépendra pas de qui pose la question ! Mais bien de la nature de la question posée. Notre réponse sera simple : la parole au peuple !

Plan du site |  RSS 2.0