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Le PST demande une rupture des relations diplomatiques avec la Turquie

lundi 19 octobre 2015

C’est avec tristesse et colère que le Parti suisse du Travail (PST) a pris connaissance du terrible attentat à la bombe de samedi 10 octobre à Ankara. Le PST exprime ses condoléances et sa solidarité aux familles et proches des plus de 100 victimes. Il s’agit d’un attentat brutal contre la paix et la démocratie. C’est pour cela que chaque personne qui défend la paix et la démocratie est touchée, pas seulement en Turquie mais dans le monde entier. Les bombes ont explosé dans le bloc du Parti démocrate des Peuples (HDP), un groupement de différents partis et organisations de gauche. Ce n’est pas un hasard ! Selahattin Demirtas, co-président et candidat tête de liste du HDP pour les élections du 1er novembre a déclaré dans un communiqué de presse : "Cet attentat n’est pas dirigé contre l’État et son unité nationale. Il a été commis par l’État contre le peuple." Le gouvernement turc voit clairement d’un mauvais oeil l’entrée du HDP au Parlement turc suite aux élections du 7 juin 2015 ainsi que les aspirations croissantes de la population à la liberté, la démocratie et la paix. Le bain de sans du 10 octobre témoigne de cela, tout comme la répression quotidienne toujours plus importante contre le peuple kurde : dans de nombreuses villes comme Cizre, Silvan, ou Nusaybin, la population doit supporter couvre-feux, menace des tireurs d’élite ou encore attaques à la bombe. Ce n’est pas par hasard non plus que le bain de sang d’Ankara ait eu lieu pile le jour où le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a rendu public un cessez-le-feu unilatéral. L’attentat a aidé le gouvernement à éclipser le signe de paix évident du PKK. Le PST demande au gouvernement suisse de mettre un terme à tout travail commun et à toute relation diplomatique avec la Turquie, et cela immédiatement et aussi longtemps que les raisons de fond de l’attentat ne sont pas éclaircies et que les responsables traduits en justice. Jusque là, la Suisse et les autres gouvernements européens de doivent rien faire qui puisse être compris comme un soutien au président turc Erdogan et à son gouvernement. Tout travail en commun est un signal qu’Erdogan est un interlocuteur acceptable pour la Suisse et pour l’Europe. Cela ne peut être le cas d’un chef d’État qui accepte la mort de ces citoyen-ne-s. Le PST appelle toutes les personnes et organisations démocratiques et progressistes en Suisse et en Europe à se solidariser avec le mouvement pour la démocratie et la paix en Turquie et de le soutenir activement en ce moment difficile. Vive la solidarité internationale !

Parti suisse du Travail 15 octobre 2015

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