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Non aux milliards pour des avions de combat et au démantèlement des retraites

communiqué de presse du Parti Suisse du Travail

mardi 24 septembre 2013

Le comité directeur du Parti suisse du Travail (PST) a décidé à l’unanimité de soutenir le référendum contre l’achat des avions de combat Gripen. L’acquisition de ceux‐ci coûtera trois milliards de francs. Pendant toute la durée de leur fonctionnement, ils coûteront en tout au moins neuf milliards de francs. A cause de l’achat des Gripen, le budget de l’armée devrait maintenant être augmenté de cinq milliards de francs. Et ceci alors que la « caisse de guerre » de la Confédération s’est déjà vue augmentée d’un milliard sur 4,7 au cours des dernières années. Il est de notre devoir de résister contre cet absurde gaspillage de milliards, décidé et voulu par les partis bourgeois ! Le PST appelle la population suisse à s’opposer activement à l’achat de ces avions de combat.

Prendre à ceux qui ont peu, et donner à ceux qui ont déjà beaucoup trop : la session d’automne des Chambres fédérales est une fois de plus typique des néolibéraux. Seuls les intérêts particuliers du capital dirigent la politique des partis bourgeois. Pour l’achat prévu des Gripen, duquel seules quelques fabricants d’armes profiteraient, un cadeau de 250 millions de francs devrait être offert aux grosses entreprises à travers l’abolition du droit de timbre sur les primes d’assurance de choses et de patrimoine. Une motion de l’UDC sur ce sujet a été adoptée par le Conseil national.

Pour rendre possible ce cadeau fiscal, le démantèlement de l’assurance‐vieillesse est nécessaire. Un frein à l’endettement pour l’AVS a en effet été adopté. En ce qui concerne le 2e pilier (caisse de pension), le taux d’intérêt minimal et le taux de conversion du capital en rente devront être adaptés automatiquement à la situation réelle sur les marchés financiers.

Au lieu de garantir des retraites sûres, celles‐ci devront être soumises aux fluctuations extrêmes du capital financier. La suite logique est une baisse massive des retraites. Ainsi, le conseil national se moque de la décision populaire du 7 mars 2010, quand la baisse prévue du taux de conversion avait été massivement rejetée par 72,7 pour‐cent des votants ! On observe une fois de plus que quand les décisions du peuple ne sont pas dans l’intérêt des capitalistes, elles sont tout simplement contournées. Démocratie ?

Le PST s’opposera catégoriquement à toute dégradation de l’assurance‐vieillesse. Les retraites ne sont pas une aumône, mais un droit garanti par la Constitution !

Parti suisse du Travail, Berne, 21 septembre 2013

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