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Pour une répartition plus juste des richesses, votez pour l’initiative 1:12 !

lundi 4 novembre 2013

L’Initiative « 1 :12 »de la jeunesse socialiste visant à limiter de 1 à 12 les salaires dans les entreprises, Institutions financières et assurances s’inscrit dans le fondement même de la démocratie – qu’elle soit représentative, parlementaire ou participative – sur lequel repose le principe de la justice sociale et de la solidarité auquel correspond la distribution juste et équitable de la richesse générée par le travail.

Le principe de l’initiative est le suivant : « le salaire le plus élevé versé par une entreprise ne peut être plus de douze fois supérieur au salaire le plus bas versé par la même entreprise ». En substance, cela veut dire qu’un patron à la tête d’une entreprise ne pourra gagner en un seul mois le salaire plus qu’un ouvrier ne gagne en une année.

Dans un monde globalisé fondé sur des politiques néolibérales, l’argent est la mesure de toute chose, partout la richesse créée par la force de travail est livrée à une spéculation frénétique sans pareil, partout le monde succombe aux guerres et au chaos pour l’appropriation de ressources naturelles. L’initiative soumise à votation demande au peuple suisse de se prononcer sur la répartition juste du patrimoine national et la réparation de l’injustice sociale et salariale en vue de garantir la justice et la prospérité à nos enfants.

En pleine crise financière, la crise alimentaire, la faillite de grandes banques et la spéculation sur les matières premières d’une part, les licenciements, le chômage et l’austérité dans le monde du travail d’autre part, les patrons, les top-managers et les traders s’octroient sans scrupules des salaires indécents et des bonus à hauteur de plusieurs dizaines de millions de francs.

Paradoxalement, les partis politiques de la bourgeoisie, le Gouvernement et le Parlement suisses, fervents défenseurs de la politique néolibérale et du laisser-faire, obéissant au dictat du fondamentalisme de marché ont appelé à rejeter l’initiative syndicale en faveur d’un salaire minimum de 4000 francs, sous prétexte que l’initiative serait nocive pour l’économie suisse.

Quelle ironie ! Aujourd’hui comme hier, ce sont les managers, cadres supérieurs et autres profiteurs qui fixent les salaires en fonction - exclusivement - de leurs propres intérêts, en toute indécence. Il est important de faire observer que l’inégalité obscène aux niveau des revenus personnels fait pâle figure si on la compare à la richesse des sociétés multinationales et de l’empire financier qui sont contrôlées non pas par le 1 %, mais par une infime fraction de ce 1 %, celle qui siège dans les conseils d’administration des banques, des assurances et des gigantesques sociétés transnationales. Ce petit groupe de sociétés infiniment puissantes contrôle des milliards de dollars, s’appropriant la majorité des richesses du monde.

L’immense richesse en mains des sociétés transnationales et de l’empire financier contrôlée par les hautes sphères de la classe dirigeante est distribuée aux PDG et aux nantis de la planète – les patrons, administrateurs, actionnaires et détenteurs d’obligations et d’actions du capital financier de la planète.

Jusqu’où allez-vous sacrifier les valeurs de solidarité, de justice sociale et d’équité au nom de la loi aveugle de l’économie de marché ou du soi-disant réalisme économique ?

Comme si aucune crise n’avait eu lieu, les managers des multinationales et des banques recommencent avec les mêmes pratiques qui risquent à nouveau de pénaliser toute la société et le tissu social (salaires, impôts, places de travail). Un retour aux dérives néolibérales auquel l’initiative 1:12 entend justement mettre un terme.

En moyenne, un top-manager suisse gagne aujourd’hui plus 4 millions de francs, soit 56 fois le salaire d’un ouvrier ou employé. Un ouvrier de construction de bâtiment vit avec moins de 4.000 francs par mois et doit payer un loyer pour le logement qu’il a parfois construit. Que dire des personnes à la retraite ? Ils survivent avec une pension dérisoire d’environ 2’000 à 3’000 francs.

Voici la réalité du double standard de la politique économique du Conseil fédéral qui révèle par là sa nature de classe.

Qui crée les richesses ? A ce sujet il convient préciser une vérité historiquement irréversible, à savoir : les vrais créateurs de la richesse ne sont pas ce conglomérat de patrons et dirigeants d’entreprises, mais les travailleurs. C’est grâce à leur force de travail que les moyens productifs peuvent fabriquer les marchandises et services.

Puisque le travail est la source de toute richesse, nul dans la société ne peut s’approprier des richesses qui ne soient un produit du travail. Si donc quelqu’un ne travaille pas lui-même, il vit du travail d’autrui.

Chantage Les partis politiques bourgeoises et le patronat, (Economiesuisse) soutenus par le Conseil Fédéral font recours à une série de chantages, se livrant à des scénarii catastrophiques et soulevant « l’arme de règlementation étatique ou l’intervention de l’Etat dans une entreprise pour « dicter le salaire ». Cette campagne antipopulaire et antidémocratique n’a d’autre objectif que de semer le doute et la peur parmi les électeurs pour remédier la disparité abyssale des salaires.

En outre, selon les arguments soulevés par les adversaires de la justice salariale et la redistribution de la richesse dans une société démocratique, l’initiative 1 :12 pourrait provoquer la destruction d’emplois, la fuite des top-managers et de puissantes multinationales, ainsi que la délocalisation, des pertes pour l’AVS et l’augmentation des impôts en raison de la fuite des riches contribuables. Ces arguments sont mensongers, irréalistes et infondés ; reflet de la politique du diktat du patronat sur les salariés. Au moment où les sociétés capitalistes succombent lentement dans le chaos et le désordre, agissent sans lois ni règles, les Etats ont divorcé de leur peuple et ont renoncé à leur fonction économique sensée d’établir des règles du jeu dans une économie de marché en règlementant les activités des sociétés transnationales et des institutions bancaires qui échappent à tout contrôle.

Il appartient à l’Etat de faire respecter les relations entre les acteurs économiques, réglementer les relations entre employeurs et salariés à travers le droit du travail qui encadre le contrat de travail et définit les devoirs et les droits de chaque partenaire, fixe la durée maximale du travail, la durée minimale des congés payés, le taux de rémunération. A défaut, le système capitaliste repose donc sur l’exploitation des travailleurs, les profits et des inégalités sociales, l’escalade des salaires des tops managers. Mais le contrat de travail rend invisible cet acte de spoliation du travail – source de la richesse – car la domination de la classe bourgeoise sur les ouvriers prend la forme de l’égalité abstraite par le biais de droits démocratiques tronqués, demeurant aveugle aux profondes inégalités sociales.

Argumentaire rédigé par le camarade Lazaro Pary

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