Accueil du site > Actualités > Rectificatif : les listes du Parti du Travail sont tout autant des listes (...)

Rectificatif : les listes du Parti du Travail sont tout autant des listes d’Ensemble à Gauche que celles de solidaritéS et du DAL

mardi 3 septembre 2019

Bien que relancer la polémique sur les différends au sein d’Ensemble à Gauche en pleine campagne pour les élections fédérales soit la chose que nous voulions le moins, nous ne pouvons pourtant laisser sans réponse des propos profondément inexactes, visant sciemment à induire le public en erreur, et qui sont systématiquement colportés par nos alliés de solidaritéS. Ils utilisent en effet, de façon parfaitement abusive, la page Facebook d’Ensemble à Gauche, pour faire campagne pour leurs listes communes avec le DAL au Conseil national et au Conseil des Etats, comme s’il s’agissait d’Ensemble à Gauche simpliciter, et comme si le Parti du Travail n’en faisait plus partie. Ils ont aussi tenu des propos parfaitement contraires à la vérité lors de leur fête de lancement de campagne le 1er décembre 2019, qu’ils ont abusivement présenté comme étant celle d’Ensemble à Gauche tout court. Ayant déjà trouvé des échos de ces contrevérités dans plusieurs médias, nous nous voyons obligés de rectifier.

Ensemble à Gauche n’est pas un parti, mais une coalition comprenant trois composantes, le Parti du Travail, solidaritéS et le DAL, conformément à ce qui est spécifié dans ces statuts (que nous nous voyons obligés de rendre publics en les joignant au présent message). Ensemble à Gauche ne présente pas 4 listes au Conseil national, mais bien 5, la liste du Parti du Travail étant tout autant une liste d’Ensemble à Gauche que les 4 autres. Les 5 listes sont sous-apparentées les unes avec les autres, et non pas le Parti du Travail avec Ensemble à Gauche. Le candidat du Parti du Travail au Conseil des Etats est tout autant un candidat Ensemble à Gauche que ceux de solidaritéS.

La fête de lancement de campagne du 1er septembre n’était pas celle d’Ensemble à Gauche, mais de solidaritéS et du DAL. Ces deux composantes prétendent, avec une malhonnêteté certaine, que le Parti du Travail serait sorti d’Ensemble à Gauche, du fait de sa décision de présenter une liste séparée aux élections nationales, et que ce serait seulement eux Ensemble à Gauche désormais. C’est totalement faux. La liste du Parti du Travail, qui est sous-apparentée aux 4 autres, n’est pas plus « séparée » que chacune des autres. Il aurait été parfaitement possible de gérer ce sous-apparentement sans compromettre l’image unitaire d’Ensemble à Gauche, et notre Parti aurait été d’accord d’en discuter.

Malheureusement, solidaritéS a décidé d’empêcher la tenue de toute assemblée d’Ensemble à Gauche pendant presque une année, depuis que quatre conseillers municipaux qui furent leurs membres, soit Maria Pérez, Tobia Schnebli, Ariane Arlotti et Morten Gisselbaek. En refusant de rétablir le dialogue au nom d’exigences dénuées de tout fondement – sans parler de purs et simples mensonges, comme la grossière invention qu’est la « règle des deux ans », et des méthodes inqualifiables comme la séquestration des jetons de présence de nos élues à des fins de chantage – ils ont rendu impossible le rétablissement du dialogue. Ils continuent maintenant encore leur ostracisme parfaitement arbitraire envers Maria Pérez, envers qui ils ont pourtant publiquement reconnu leurs torts dans un communiqué signé au terme de la procédure de conciliation au tribunal des prud’hommes, et ses trois camarades. Après avoir prétendu pendant des mois que ce ne sont que des opportunistes intéressés seulement par l’argent, alors qu’il ont de facto été obligés d’avouer qu’ils étaient dans le vrai dès le début en défendant Maria Pérez, tout ce que les dirigeants de solidaritéS trouvent à leur dire c’est qu’ils ont « perdu leur confiance » et leur réclamer de l’argent. C’est une nouvelle forme de féminisme sans doute…

Nous apprenons à travers la lecture de la presse qu’ils ont soigneusement évité de parler eux-mêmes de l’accord-cadre. Est-ce bien sérieux de présenter des listes pour les chambres fédérales en évitant de prendre position sur une question pourtant absolument cruciale de la politique de notre pays ? Mais Jocelyne Haller et Stefanie Prezioso auraient expliqué (d’après la Tribune de Genève) « qu’EàG partage les positions des syndicats suisses, qui soutiennent un accord-cadre, mais refusent « de brader les conditions de travail » des salariés ». Nous pensons important d’informer la population que ce n’est pas une position d’Ensemble à Gauche, mais seulement de solidaritéS. Notre Parti est absolument contre l’idée de l’accord-cadre. De telles divergences de fond expliquent bien pourquoi le Parti du Travail et solidaritéS ne peuvent pas, et ne formeront jamais un seul parti (n’en déplaise à certains qui rêvent jour et nuit de faire disparaître notre Parti). Rappelons la logique de l’accord-cadre : définir une procédure de reprise automatique (même si le mot est soigneusement évité, la chose reste) par la Suisse de l’ « acquis communautaire » élaboré par des bureaucrates non-élus et travaillant pour de puissants lobbys capitalistes de l’UE, ainsi qu’une procédure de règlement pour le cas où la Suisse ne reprendrait pas sans réchigner cet « acquis » (toujours profondément néolibéral en son essence), procédure où un tribunal arbitral sans légitimité démocratique et ne se fondant que sur les accords bilatéraux et le droit communautaire et la Cours de justice de l’Union européenne trancheraient en dernière instance, la Suisse s’exposant à des mesures de représailles s’il elle venait à ne pas obtempérer. Imaginer qu’il soit possible de signer un accord cadre sans porter tort aux travailleurs tient de la plus pure science fiction.

Ils s’accrochent systématiquement à cette narration comme quoi eux seuls seraient désormais Ensemble à Gauche (le Parti du Travail ayant prétendument quitté la coalition), qu’ils savent pertinemment être fausse, dans le but d’usurper le nom d’Ensemble à Gauche pour eux seuls, et de fait se débarrasser du Parti du Travail. Ont-ils l’intention de déposer une liste à eux seuls (avec solidaritéS, « ensemble » signifie souvent « ensemble tout seuls ») une liste au Conseil municipal sous le label d’Ensemble à Gauche ? Ce serait une pure usurpation, absolument contraire aux statuts d’Ensemble à Gauche, et le cas échéant, notre Parti saurait faire valoir ses droits. Ils prendraient également la responsabilité d’une division des listes, résultant en une probable débâcle aux élections. Les conséquences seraient déplorables pour les causes que nous espérons encore avoir en commun avec eux.

Plan du site |  RSS 2.0