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Vague de protestation en Bosnie-Herzégovine : Le gouvernement reçoit la facture sa politique néolibérale et corrompue

lundi 10 février 2014

Des mois sans salaires puis la fermeture de l’entreprise, quelques années après sa privatisation ! C’est ce qui s’est passé dans la ville industrielle de Tuzla. La troisième plus grande ville de Bosnie-Herzégovine, avec ses 120’000 habitants, a été fortement touchée par les fermetures d’usine et le chômage suite aux nombreuses privatisations d’entreprises qui ont eu lieu au cours des dernières années. Un exemple : les travailleuses et travailleurs de l’entreprise de chimie « DITA » n’ont pas touché leur salaire des 14 derniers mois ! De plus, l’entreprise est maintenant menacée d’insolvabilité. Fin 2012 : les premières grèves et protestations commençaient. Des promesses ont suivit du côté du gouvernement, des partis et des syndicats. Mais les belles paroles n’ont pas été mises en pratique.

Trop c’est trop, ont dit, ce mardi 4 février, des milliers de travailleuses et de travailleurs. Ils ont manifesté à Tuzla pour leurs droits et leur lutte a déclenché dans tout le pays une vague de protestation contre le gouvernement corrompu. La colère bien compréhensible de la population est dirigée contre la privatisation des anciennes entreprises publiques, contre le chômage, la pauvreté et l’absence de perspective dans ce pays qui était déchiré par la guerre il n’y a pas si longtemps. Selon les statistiques officielles, le taux de chômage en Bosnie-Herzégovine est de 45%, ce qui représente plus de 550’000 personnes ! Un cinquième des 3.7 millions d’habitants vit en dessous du seuil de pauvreté.

A l’heure actuelle, le Parti du Travail de Yougoslavie est le seul à exister dans toutes les anciennes Républiques yougoslaves. Dans sa prise de position, il écrit : „Les événements à Tuzla et dans d’autres régions de la Bosnie et l’Herzégovine nous montrent que le temps où les puissants pouvaient manipuler le peuple, ce qu’ils faisaient à l’aide de la rhétorique nationaliste pour défendre leurs propres intérêts, s’achève.“

Le soulèvement est la conséquence logique de la politique néolibérale et nationaliste des deux Républiques, qui ont toujours agit dans l’intérêt du capital. Suivant le crédo du néolibéralisme, les fabriques prospères ont été cédées à des prix ridicules et les dettes privées nationalisées. Toujours selon la devise : privatiser les profits, socialiser les pertes. Aujourd’hui, le gouvernement doit payer le prix de cette politique.

Le Parti suisse du Travail (PST-POP) se solidarise avec les travailleurs et les travailleurs en lutte et avec avec toutes les personnes en Bosnie et Herzégovine qui sortent dans la rue pour protester contre cette politique néolibérale et corrompue et pour revendiquer leurs droits. Le PST-POP souhaite au peuple de Bosnie et Herzégovine une solution rapide et pacifique au conflit, dont le gouvernement est le seul et unique responsable. La seule voie possible est que le gouvernement mette enfin les intérêts de la population au centre de ses préoccupations et cesse le pillage néolibéral en faveur du capital.

Vive la solidarité internationale !

Parti suisse du Travail

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