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Votations du 18 mai : positions du Parti du Travail

samedi 12 avril 2014

Oui au salaire minimum !

L’initiative de l’USS « Pour la protection de salaires équitables (Initiative sur les salaires minimums) » prévoit l’instauration d’un salaire minimum interprofessionnel de 22 francs par heure, soit 4’000 francs par mois pour un plein temps. Le Parti du Travail soutient énergiquement cette initiative car elle est aujourd’hui absolument indispensable. En effet en 2010, 329’000 salariés (dont 70% de femmes) gagnaient moins que 22 francs de l’heure, formant ainsi la masse des working poors, ceux qui ne peuvent vivre dignement de leur travail. Or pouvoir vivre dignement de son travail est selon nous un droit fondamental qui doit être reconnu comme tel, et doit donc être inscrit dans la Constitution. En outre, un salaire minimum est le rempart contre la sous-enchère salariale, qui ne va aucunement disparaître, mais risque encore de s’accroître suite à l’acceptation par le peuple de l’initiative de l’UDC « contre l’immigration de masse ». Enfin, l’introduction d’un salaire minimum serait bénéfique pour l’économie, puisqu’il permettra d’accroître la consommation des ménages les moins fortunés, et pour les finances des cantons et des communes, puisque tous les travailleurs pourront vivre de leur travail et ne devront plus avoir recours à l’aide sociale.

OUI à l’arrêté fédéral concernant les soins médicaux de base !

Cet arrêté fédéral, contre-projet directe à l’initiative populaire « Oui à la médecine de famille » qui a été retirée, reprend l’essentiel des termes de l’initiative. Face à la pénurie bien réelle de médecins de famille, il vise à garantir les soins médicaux de base pour l’ensemble de la population et reconnaît la médecine de famille comme une composante essentielle du système de santé. Il oblige la Confédération à légiférer sur la formation des médecins et une rémunération correcte des prestations de la médecine de famille. Le Parti du Travail soutient cet arrêté fédéral parce qu’il constitue un pas dans la bonne direction pour freiner la pénurie de médecins de famille.

NON au fonds d’acquisition de l’avion de combat Gripen !

La majorité de droite de l’Assemblée fédérale passe son temps à couper dans les prestations sociales et a introduit un frein à l’endettement pour les dépenses de la Confédération, et même pour l’AVS. Mais cette même majorité a décidé de faire sauter ce frein à l’endettement pour créer un fonds d’acquisition de plusieurs milliards de francs pour l’achat d’avions de combat Gripen. Le Parti du Travail s’oppose à cette dépense absolument faramineuse pour des avions de guerre dont l’utilité n’est pour le moins pas démontrée, ce alors que de toutes parts on nous dit que les caisses sont vides et que cet argent pourrait être employé plus utilement ailleurs.

OUI à l’initiative « Stop aux hausses des tarifs des TPG » !

Cette initiative, lancée par l’AVIVO en 2010 avec le soutien du PdT, prévoit d’inscrire dans la loi les tarifs des TPG. Le peuple avait déjà voté le 3 mars 2013 sur cette initiative, mais ce vote avait été invalidé suite à un recours portant sur une erreur du service des votations. Le Parti du Travail soutient cette initiative puisque, outre le fait qu’elle ferait baisser les prix des billets, le fait d’inscrire les tarifs des TPG dans la loi permettrait de s’opposer par référendum à toute hausse de ceux-ci. Or les technocrates à la tête des TPG, en plus de changer les lignes au détriment des usages, se permettent régulièrement, avec l’appui du Conseil d’Etat, d’augmenter les prix des billets, arguant des exigences de rentabilité. Mais les TPG sont un service public, pas une entreprise privée. Ils n’ont pas pour vocation à être rentables. Au contraire, il faut baisser les prix des billets pour que les TPG deviennent une alternative réellement intéressante à la voiture.

OUI au crédit pour 5 P+R d’intérêt transfrontalier !

Le Parti du Travail soutient la loi ouvrant un crédit au titre de subvention d’investissement de 3’129’406 francs pour participer au financement de la construction, sur territoire français, de cinq parcs relais (P+R) d’intérêt transfrontalier. En effet, Genève est saturée par le trafic automobile, qui occasionne quotidiennement des bouchons et une pollution importante. La construction de P+R en territoire français permettra de réduire ce trafic en incitant les frontaliers à y laisser leur voiture et à utiliser les transports publics. Le fait que le canton finance un investissement en territoire français ne doit pas rebuter à voter oui, puisque cet investissement est dans l’intérêt direct des Genevois.

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