| Communiqué de presse élections du Grand Conseil et position sur les élections du Conseil d'Etat |
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| 22-10-2009 | |
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Communiqué de presse
Les élections cantonales voient une nouvelle fois la gauche combative exclue du parlement. Et pourtant, le Parti du Travail s’est engagé pour une union des forces anticapitalistes et des personnalités influentes de la gauche genevoise. Il n’y a pas que le quorum anti-démocratique, les faibles moyens financiers et l’indifférence de la plupart des médias qui ont formé des obstacles pour retourner au Grand Conseil. Il y a surtout une défaillance dans la stratégie politique de la gauche de la gauche qui se manifeste lors des élections, ainsi que dans le mouvement social et syndical. La présence de deux listes a immanquablement sanctionné notre mouvement politique. Les efforts pour éviter que le scénario de 2005 ne se répète ont été définitivement insuffisants. Le Parti du Travail réaffirme que lors d’alliances politiques ou électorales, les organisations ont plus de poids que les personnalités, mais ce principe aurait pu s’appliquer avec plus de dialogue et plus d’ouverture. Cette nouvelle législature risque de renforcer la fausse idée que la République de Genève est divisée entre d’un côté les raisonnables partis de l’Entente et de l’autre les populistes extrémistes. Cette tentative d’isoler à tout prix ces derniers est probablement à l’origine de leur succès. C’est aussi la politique antisociale que mène la droite, accompagnée timidement par la gauche modérée, qui a provoqué le vote contestataire. Ce sont, en effet, les attaques systématiques aux droits des travailleurs, aux salaires et aux assurances sociales pour encore augmenter les profits des entreprises et des actionnaires qui produisent autant d’injustices et de mécontentements. Les travailleurs refusent d’être des souffres douleur et du coup, ils ont écouté les sirènes populistes leur promettant la priorité et la sécurité de l’emploi. De plus, alors que l’échec électoral est minimisé par les «ténors» de la gauche de la gauche et que les médias s’intéressent peu à l’avenir de notre mouvement politique, un débat sans tabous doit s’engager sérieusement, sereinement et publiquement. Les tentatives d’hégémonie au sein de la gauche radicale ou la création de nouvelles forces de gauche ne font que diviser encore plus le mouvement. Il faut plutôt s’atteler à l’union des classes populaires qui est le seul rempart possible au néolibéralisme et à la montée de l’extrême-droite. Le peuple de gauche mérite plus qu’un mur du silence, en attendant des temps meilleurs. Le travail à effectuer en amont pendant les quatre prochaines années sera considérable et décisif, reconquérir l’électorat nécessitera un travail commun pour que nos propositions soient une alternative crédible pour la population précarisée, les salariés et les chômeurs. Etre en mesure de dénoncer les véritables contradictions de la société genevoise ne sera pas chose facile mais c’est le défi que la gauche combative est prête à relever. Le Parti du Travail va poursuivre son renouvellement en redoublant sa présence au sein des mouvements qui luttent et en impulsant des propositions de progrès social pour redonner un sens à la résistance populaire et élaborer un projet de société qui dépasse le capitalisme. Pour que l’espoir triomphe sur la peur! Position sur l’élection du Conseil d’Etat Les travailleurs ont pu constater que la majorité rose-verte n’a pas été une protection suffisante pour ses acquis. Cette majorité arithmétique ne s’est pas distinguée par un discours fort et univoque. Les résultats de ce gouvernement n’ont pas été à la hauteur des espoirs suscités il y a quatre ans. Reconduire une telle majorité est sans intérêt pour le peuple de gauche. Le Parti du Travail ne reconnaît plus de points fondamentaux de convergence avec les Verts qui ont caractérisé le plus le virage à droite de ce qui reste de l’Alternative. Notre électorat, et probablement une bonne partie de l’électorat de gauche, est aussi critiques vis-à-vis de la politique menée par les socialistes au gouvernement. Pourtant, le refus du bouclier fiscal par le PS, le lancement d’initiatives pour les familles (crèches et allocations familiales) manifestent des possibilités de collaboration pendant la prochaine législature pour résister aux attaques de la droite et de l’extrême-droite au parlement et dans la rue. Le Parti du Travail veut mettre en route un débat constructif pour redéfinir les contours de la gauche avec une clarification de ses valeurs et projets politiques. Nous saisissons l’opportunité de l’élection au Conseil d’Etat pour mettre en avant les revendications de la gauche. Le Parti du Travail se prononcera prochainement sur son soutien éventuel à des projets gouvernementaux du Parti socialiste. |
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