| Nouvelle et scandaleuse évacuation d'appartement |
|
|
| 01-02-2007 | |
NOUVELLE ET SCANDALEUSE EVACUATION D’APPARTEMENTLes « Rentes Genevoises »maltraitent une femme seule
Dans le quartier des Eaux-Vives. Rita est locataire depuis 10 ans d’un appartement propriété des « Rentes Genevoises », institution de droit public placée sous la surveillance de l’Etat. Elle vient de fêter son 50e anniversaire. Elle a posé problème à plusieurs reprises au niveau du paiement du loyer de l’appartement. A l’origine, un divorce qui s’est mal passé, la chute de ses revenus, le chômage et la projection dans la situation de fin de droit. Néanmoins, à chaque fois elle a réussi à se mettre à jour, empruntant à sa famille et à des amis. Une procédure lancée à son encontre au Tribunal des Baux et Loyers a rapidement abouti à un jugement d'évacuation. Pourtant, elle ne doit rien et une solution durable a été trouvée. Depuis bientôt un an, le loyer de l'appartement est directement réglé par le service officiel du Revenu minimum cantonal. Alors qu'il n y plus de risque au niveau du paiement du loyer, les responsables du Service immobilier de l’institution s’obstinent à mettre à exécution le jugement d’évacuation, ne veulent absolument pas accorder un délai d’épreuve à cette personne, qui vit depuis des mois dans la terreur de se voir jetée à la rue. Le service social du Parti du Travail est intervenu, de même les responsable de l’assurance chômage. Mais en vain. Le mercredi 31 janvier, Rita arrive chez elle à 18 heures 30. La serrure est changée. Dehors, il fait 2 degré. Elle n'a aucune solution pour se reloger. Elle n'a que peu d'argent sur elle. Elle est au désespoir. Elle trouve refuge à St.-Cergues, chez sa fille. Dans la vie, il n'y a pas que la malchance. A 50 ans, elle vient de "décrocher" un emploi. Elle parle 4 langues, le salaire promis est plus que convenable. Elle a commencé le lundi 15 janvier et ce 31 janvier, elle est jetée à la rue par des gens sans coeur, ce qui compromet sérieusement ce nouveau départ professionnel. A Genève, il n'y même plus un appartement d'urgence disponible pour les 70 personnes ou familles évacuées ce mois de janvier (enquête de la Tribune de Genève). Le vendredi matin, elle ne peut se rendre au travail. Elle demande à entrer dans son appartement pour y prendre des vêtements et sous-vêtements et surtout, ses médicaments. Car Rita est une opérée à coeur ouvert , est sous surveillance médicale. Refus du déménageur, lequel détient la clé, refus de la régie et des Rentes Genevoises. Le refus d'accès à ses médicaments est à peine croyable. A 18h., Rita a des tremblements; elle aimerait se laver, se changer. A 21h.30, après quelques efforts, sa porte est ouverte, elle est à la maison. Pour combien de temps ? Quelques jours plus tard, huissier et déménageur reviennent la harceler. Alerté, le Conseiller d’Etat Moutinot s’en lave les mains, laissant s’accomplir cet acte inqualifiable. Le Conseil d’administration des Rentes Genevoises est saisi de l’affaire et on attend sa décision. Laissera-t-il jeter à la rue, sans solution de relogement, une femme seule, qui n’a aucune dette envers l’institution ? Ou préfèrera-t-il punir cette femme pour la seule raison qu’elle a causé quelques soucis administratifs dans le passé ? La réponse, demain. René ECUYER
|
| < Précédent |
|---|



