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Communiqué de presse congrès ordinaire des 17 et 18 octobre Version imprimable Suggérer par mail
26-10-2008
communiqué de presse
Congrès ordinaire des 17 et 18 octobre


Le fil rouge de notre congrès fut la reconstruction de notre Parti, un Parti de classe décomplexé et qui ose être communiste. Le sujet essentiel de notre discussion politique fut la crise financière. Notre analyse est qu’il s’agit d’une crise structurelle du capitalisme qui conduira nécessairement à une longue et grave récession ; et qui rend notre Parti plus indispensable que jamais. Car la crise signifie une grande aggravation des conditions de vie du peuple et un affaiblissement sans précédent du pouvoir capitaliste. Aujourd’hui que la classe dirigeante, prise de panique, parle de la crise du capitalisme et que les ventes des livres de Marx quintuple d’elles mêmes, notre Parti à toutes les chances de redevenir une force politique qui compte ; cela à condition d’adopter une attitude décomplexée face au communisme, d’oser nous positionner comme le Parti de toutes les classes opprimées, d’oser dire que notre but est de gagner la lutte des classe, c'est-à-dire abolir l’exploitation de l’homme par l’homme et d’établir une société socialiste. A l’occasion du départ de notre secrétaire cantonal sortant René Ecuyer à la retraite, nous avons radicalement réformé le fonctionnement de notre secrétariat, partageant les tâches entre des bénévoles supervisés par le secrétaire cantonal, afin d’assurer une présence physique permanente et d’augmenter l’efficience de notre fonctionnement ; nous avons à proprement parler reconstruit un appareil de Parti. Pour ce qui est des nécessaires élections statutaires, nous avons réélu notre président Jean-Luc Ardite ainsi que notre trésorière Nelly Buntschu,nous avons élu un nouveau secrétaire cantonal en la personne de Vincent Ecuyer,  ainsi que renforcé et rajeuni notre comité directeur en y élisant 25 camarades (le maximum autorisé par les statuts) éprouvés et compétents, dont la moitié sont nouveaux dans cette fonction, afin de nous donner les moyens de réaliser notre ambition de redevenir un outil au services des classes opprimées.

Election à la constituante

Nous ne cachons pas notre déception face aux résultats que nous avions espérés nettement meilleurs pour nous. Néanmoins, nous ne considérons pas cette défaite comme définitive et irréparable, ni en aucun cas comme raison d’un découragement. La raison de ce résultat décevant tient selon notre analyse à plusieurs facteurs. Premièrement le fait que le nom du Parti n’apparaissait clairement ni sur l’affiche ni sur le bulletin de la liste, intitulée « Démocratie et Progrès social », ce qui a pu empêcher nombre de nos sympathisants de reconnaître que cette liste était la notre ; d’autant que la pléthore de listes n’a pas aidés les électeurs à s’y retrouver, accessoirement de nous distinguer des nombreuses associations en course ; quant aux médias, le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne nous ont pas beaucoup aidé. Deuxièmement, notre alliance avec les communistes ne nous a pas forcement beaucoup aidé, mais nous aurait plutôt desservis en faisant perdre de la clarté à notre identité. Aussi, la présence de la liste de l’AVIVO a pu nous valoir les quelques 1,5% qui nous séparaient du quorum. Quoiqu’il en soit, le constat qui s’impose est que nous avons peu d’électeurs acquis. Ceci à cause de la crise du communisme à la fin du deuxième millénaire, mais aussi des erreurs que nous avons nous-mêmes commis suite à cette crise ; erreurs qui consistaient principalement dans la posture complexée face aux idéaux que nous avions adopté, ce qui nous avait conduit à rechercher à devenir politiquement corrects, c’est-à-dire in fine politiquement inutiles. Cette erreur fut encore aggravée par notre politique des alliances qui nous conduisit à nous dissoudre dans des conglomérats hétéroclites, jusqu’à y perdre notre identité. Mais cette erreur est réparable (cf. texte ci-dessus) la solution est simplement d’oser affirmer de nouveau notre identité et de nous consacrer à une intense lutte idéologique, en adoptant une posture décomplexée face au communisme. Que solidaritéS ait le quorum et pas nous ne signifie pas que ce mouvement nous ait supplanté. SolidaritéS est le parti d’intérêts particuliers de milieux de la fonction publique et de la culture alternative, ce qui lui offre un électorat acquis. Quant à nous, nous sommes un Parti de classe, de toutes les classes que le capital opprime. Ces classes ne nous sont pas acquises au jour d’aujourd’hui, mais changer cette situation ne tient qu’à nous. Voter pour un Parti communiste comme le notre demande une adhésion bien plus grande que celle nécessaire pour voter pour solidaritéS, et cette adhésion ne s’obtient pas en deux mois de campagne électorale. Mais nous savons que nous sommes porteurs du seul idéal véritablement d’avenir, ce qui nous donne à terme les moyens d’une victoire idéologique qui précède toujours les victoires politiques.

 
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